Evocation de la rando à thème MOUSSES & LICHENS du 15 octobre 2020 :
«L’Humus issu de la décomposition devient parfum de la vie si on prend le temps de l’humer. Humus, humanité, humilité, humidité… sont de même étymologie. C’est l’harmonie dans l’ordre symphonique».

Sommaire de cette évocation :
Et pour aller plus loin :

Introduction ;
Au cours de nos randonnées, on est littéralement fasciné par la multitude de mousses qui tapissent les sous-bois et ces colonies de champignons lichénisants qui s’agrippent sur l’écorce ou ses grandes barbes étranges qui pendent aux branches des arbres.

Pour découvrir et comprendre tous ses mystères, notre ami François Vernier a bien voulu nous accompagner sur ses sentiers de prédilection en nous prodiguant les fruits de son l’expérience en fin botaniste éclairé.

Grand merci à notre bon guide pour le franc succès rencontrée au cours de cette journée… abondante en information un peu latinisée…mais très pédagogique.

Heureusement, Le bon dieu vosegus sut retenir les écluses des cieux et nous a permis même de faire un festin sur l’oppidum de la pierre d’appel. On s’étonne encore en automne !  

En bref, la mousse est une plante simple (les bryophytes) -440 millions d’années. 20 000 espèces, tandis que le lichens est un sandwich formé d’algue verte (photobionte) et de champignon (mycobionde). Ils se nourrissent d’eau et de l’air du temps. A noter que certains lichens sont des indicateurs de pollution. Ici, je vous ferai grâce de toutes les variétés rencontrées et commentées par François (voir ce document). 

La forêt d’épicéas se meurt ici à cause de la sécheresse et des scolytes. Il est temps de diversifier les essences en faisant place à la biodiversité. Néanmoins, nous avons apprécié les couleurs roussâtres de l’automne, ses grandes roches dressées comme des sentinelles en grès rose (poudingue), son oppidum celte à la pierre d’appel avec une vue magnifique sur les trois vallées.

D’autre part, nous avons découvert que le châtaignier vosgien a enfin son arbre généalogique puisqu’il serait d’origine Corse, mais de souche génoise. Tout cela ne devrait pas se transformer en champs de bataille…

On préfère nettement déguster des châtaignes plutôt que d’en prendre une !

Grand merci à François de nous avoir encore une fois comblé de ses connaissances.
Merci également à vous tous de m’avoir accompagné sur ce thème, en joyeux randonneurs-découvreurs, de cette si singulière amitié qui nous relie joyeusement à chacune de nos rencontres. DM
 
Une évocation en images de cette journée :
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Notes d'une randonneuse :
Le texte suivant est la transcription des notes prises par une participante pendant la randonnée. Cela montre bien l'interêt porté à ce type d'activité. A partir de ce texte, selon votre interêt et si vous le désirez, vous pouvez "aller plus loin" et consulter des sources d'informations telles que Wikipédia...
Un grand merci à l'auteure de ces notes pour nous les avoir communiquées.


 

Arrêt n° 1 : Les Sphaignes ; genre Sphagnum pour les intimes. Mousses typiques des Vosges ; inféodées aux milieux humides et en particulier, les tourbières : leur décomposition est à l’origine de la formation de la tourbe ; ne se rencontrent pas en forêt de Haye, car la forêt est trop sèche. Jolie mousse, dont le sommet de la tige ressemble à un petit palmier. 

Arrêt n° 2 : Les Châtaigniers. Comment les soldats Corses ont semé des châtaignes, lors de la grande guerre, en particulier, dans le secteur du col de la Chapelotte… 

Arrêt n° 3 : Polytric élégant ; Polytrichum formosum.  

Arrêt n° 4 : Hylocomium splendens. Sorte de mousse « à étages », d’un vert plus clair que la précédente. Chaque « étage » ressemble à une plume. 

Arrêt n° 5 : La parcelle d’Epicéas Les épicéas se meurent ici ; décimés par la sécheresse et les scolytes. C’est le problème de la « monoculture ». Il faut diversifier les espèces, pour éviter la propagation des parasites… Sous les épicéas poussent : Bazzania trilobata. C’est une hépatique ; les feuilles sont sur 2 rangs. Dicranum scoparium ou Dicrane rejeté. C’est une mousse. Les feuilles étroites sont toutes courbées du même côté.
 
Arrêt n° 6 : Leuco bryum glaucom C’est la « mousse des fleuristes » ; toute ronde et globuleuse ; très belle aussi, quand elle sèche, car elle devient d’un beau gris. Les mousses ont la propriété de « reviviscence » ; une fois sèches, elles reverdissent si on leur redonne de l’eau… Cette mousse est protégée en Meurthe et Moselle. 

Un lichen : Evernia furfuracea ; lichen fruticuleux, qui ressemble à Evernia prunastri, mais le dessous du lichen est noir, au lieu de blanc. Evernia prunastri se rencontre sur les troncs des arbres fruitiers, dans les vergers. 

Arrêt n° 7 : Hypnum cupressiforme Mousse qui forme comme des « draperies » sur les branches d’épicéa. 

Arrêt n° 8 : Plastimatia glauca : lichen foliacé, large et plat, vert glauque. La détermination des lichens et leur localisation permet de connaître la qualité de l’air à un endroit précis : pollué ou sain. Dans les Hautes Vosges, un très beau lichen : Lobaria pulmonaria, est le signe d’un air pur (sur érables). 

Arrêt n° 9 : Plante callitriche : elle pousse dans l’eau des cupules.  

Arrêt n° 10 : Herbe : la canche flexueuse ou crin végétal. 

Arrêt n° 11 : Cladonia coccinea C’est un lichen : Belle couleur rouge des apothécies (fructifications du lichen). 

Document préparé par F.Vernier :